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The Voice in Nagatoro forest

12 août 2021

Joy, projet créé par Marie-Laure Lapereyre et Morgan Courtois en mai 2020, s’empare d’un panneau publicitaire à Aubervilliers et invite mensuellement un.e artiste à produire une affiche de 4x3m.






Nuage Pourpre

Colloque au Fresnoy
1er avril 2021
Dialogue avec l’artiste Carin Klonowski

À l’invitation de Géraldine Sfez (Université de Lille) et Riccardo Venturi (Aix-Marseille-Université)

Introduction d’Alain Fleischer
Entretien avec Tim Ingold
Dialogue entre Frédérique Aït-Touati et Momoko Seto
Présentation et projection du film "One thousand and one attempts to be an ocean" de Yuyan Wang (2020)
Dialogue entre Emanuele Coccia et Grégory Chatonsky
Dialogue entre Joan Ayrton et Carin Klonowski

Journée d’études dont le titre fait référence à un ouvrage de science-fiction datant de 1901 - The Purple Cloud, M. P. Shiel - décrivant un monde post-apocalyptique dans lequel la population a été décimée par un énigmatique nuage de couleur pourpre. L’enjeu est celui  de déplacer notre angle d’approche de la question de l’anthropocène, nous appuyant moins sur les notions abstraites et universelles d’homme et de nature, que sur celle, précise et incarnée, d’éléments. Il s'agira notamment de se demander de quelle manière les éléments, et la façon dont les artistes les envisagent, nous permettent de saisir, voire de visualiser ce que recouvre le terme d’« anthropocène », leur plasticité, leurs textures spécifiques et la façon dont les artistes les questionnent et les investissent.









Qaqortoq

Film performatif (projection et lecture), 21 mn, 2020

Museum national d’histoire naturelle (MNHN), sur une invitation de Benoît Hické.

Performance (lecture) sur les images scannées d’un film 16mm réalisé par un géologue au Groenland en 1963 – en clôture d’une journée de projections et rencontres sur La métamorphose des glaciers








There is a crack in everything 

Exposition personnelle à la galerie Florence Loewy, Paris
7 janvier - 26 février 2021

“À son retour de vacances, une amie m’a raconté son séjour dans les Hautes-Alpes où elle était restée quelques semaines. Après s’être extasiée devant la beauté des paysages, elle m’a ensuite confié les dangers spécifiques de la région. Dans le village dans lequel elle était logée, de nombreuses histoires circulent de marcheurs qui lors d’expéditions dangereuses sont décédés, entrainant parfois dans leur chute les sauveteurs venus les secourir. Tout le long de son récit, j’ai imaginé et fantasmé la rudesse d’une vie à la fois isolée et confrontée à une conscience aigüe de la catastrophe.

Quelques semaines plus tard je découvrais les photographies argentiques en noir et blanc de Joan Ayrton qu’elle a prise du barrage de la Grande Dixence dans les Alpes suisses, le plus haut barrage poids du monde construit à ce jour. Depuis 2016, elle a entamé un travail à partir de différents sites autour des notions de frontière, de rétention et de contention. Dans le prolongement de ses recherches en géologie et en sismologie, elle en est venue à s’intéresser à comment ces sites annoncent toujours une catastrophe à venir. Lors de notre rencontre, elle s’interroge à haute voix : « quel degré de pression met-on sur un objet avant qu’il ne cède ? » et d’ajouter « quel degré de pression met-on sur une personne avant que l’étincelle ne prenne feu ? (...) »

Extrait du texte de Marion Vasseur Raluy, Trois fois la même montagne, 2021



Tokyo series, Photographies numériques (Iphone), 2021, 41,5 x 29,5 cm

Collages entre une série de tissus scannés (tous proviennent de chez un artisan, la plupart sont destinés à la fabrication de kimonos) et des photographies réalisées durant une résidence au Japon en 2019. Les tissus sont choisis pour leur évocation des années 50, période dont on sent encore l’empreinte dans le Japon contemporain.

Tokyo, woman walking :
dans une ruelle de Tokyo, une femme marche derrière une autre et la prend en photo avec son Iphone. L’outil (étrangement) se dérègle : la femme en kimono marche et, sans effort apparent, droite, élégante, porte la moitié coupée d’elle-même.

Tokyo, back from Hiroshima :
photographie de l’animation de la chute et l’impact de la bombe atomique sur Hiroshima présentée au Musée de la paix.

Dam I, II, II, 2016 - 2020

Photographie argentique, impression numérique, 140 x 93 cm

Dam I, II, et III sont trois photographies argentiques réalisées en 2016 sur le barrage hydro-électrique de la grande Dixence dans la Valais suisse (filmé en 1958 par JL Godard, son tout premier film Opération béton) avec un appareil Olympus datant de la même décennie que le barrage contruit entre 1953 et 1961. Une manipulation maladroite a fait dis-fonctionner le boitier, provoquant une fuite, un déversement de lumière, un accident d’image.

Limen,2021
Série de peintures sur toile, laque glycérophtalique et laque à l’eau.


























radio *DUUU

There is a crack in everything / Prélude radiophonique — Sur une invitation de Joan Ayrton

Jeudi 17 décembre 2021, 19h : 
Clara Schulmann, Zizanies

Lundi 4 janvier 2021, 19h :
Rosanna Puyol, JJ balance intensément
& Marion Vasseur Raluy, Chronique maladie

Mercredi 6 janvier 2021, 19h :
Hélène Giannecchini, Voir de ses propres yeux







Au détour de la mer de nuages

Vue d’exposition (collective), galerie Florence Loewy, Paris, mars 2013
Photos © Aurélien Mole

Marbled Paper I with Ice and Ashes, 2012
Marbled Paper II with Ice and Ashes, 2012

Photographies numériques, tirages jet d’encre sur papier mat, 100 x 66,7cm & papier marbré, 42 x 49cm

Collections du Fonds National d’art contemporain (CNAP)

Marbled Paper I with Ice and Ashes, 2012 : Photographie numérique prise lors d’une marche de 6 jours dans les montagnes. Les cendres du Eyjafjallajökull soufflées durant des mois (et des années, c'était deux ans après), déposées sur la glace, révèlent ses mouvements comme de grands dessins (non pas tout à fait au graphite mais à la cendre), à échelle 1:1 & un papier marbré réalisé par une encadreuse de Reykjavik.

Marbled Paper II with Ice and Ashes, 2012 : Photographie prise lors d’une marche de 6 jours dans les montagnes. Champ de lave formé par l’éruption d’un volcan au 18ème siècle & un papier marbré réalisé par une encadreuse de Reykjavik.

Découverte, lors d’un séjour de recherche en Islande, de la reliure de livre islandaise, tradition artisanale séculaire, liée à l’histoire littéraire de l’île. Les islandais l’appellent « Baendaband », la reliure du paysan. Les peintures (de la technique dite « à la cuve ») servant à relier les livres, très différentes de celles que l’on voit en Europe continentale, m’ont semblé évoquer les roches, cristaux et mousses vus durant une marche de plusieurs jours en montagne. Visitant des ateliers de relieurs de Reykjavik, j’ai acheté à chez l’une d’entre eux 10 feuilles de papiers de reliure artisanale (peintures originales). Une série de 10 diptyques propose un jeu d’analogies de formes, avec, à chaque fois, le rapprochement d’une photographie en noir et blanc du paysage prise en montagne et un papier reliure fait par la femme artisan de Reykjavik.

Travaux réalisés avec le soutien au développement d’une recherche artistique accordé en 2012 par le CNAP, Centre National des Arts Plastiques.












Searching for an A, 2016

Vidéo HD, 6’ mn
Villa Savoye - Le Corbusier © FLC - ADAGP

Slow Melody Time Old

Exposition personnelle, galerie Florence Loewy, 2017

Un film court dont le son est l’élément central : quatre instrumentistes d’un quatuor à cordes sont installés dans le grand salon de la Villa Savoye de Le Corbusier et accordent leurs instruments. Ce temps de l’accord constitue la pièce sonore du film. L’image, le plus souvent dominante dans un travail visuel, sert ici à porter le son, à le livrer. Tout laisse imaginer que nous pourrons ensuite entendre de la musique, mais celle-ci n’aura pas lieu. La promesse que constitue ce rituel sonore laisse le spectateur suspendu dans le vide. La pièce a pour enjeu l’accord, la mise au diapason.

Photos © Aurélien Mole










Infra-red

Vidéo HD, 2015
14 min

Collection départementale d'art contemporain de la Seine-Saint-Denis

Sur un ferry transmanche entre Dieppe et New Haven en Juin 2014, j’ai pris une photographie argentique du moment précis où sont apparues les falaises blanches des côtes anglaises. Considérant ce moment comme celui de la naissance d’une image, j’ai choisi de filmer son développement dans un laboratoire photographique. Deux caméras HD numériques filmaient dans le noir (ce que permet le digital désormais), l’une produisant des images vives et rouges, l’autre, en night shot, des images vertes. La photographie développée, qui est en noir et blanc, est insérée dans le film : lorsqu’on sort du laboratoire pour entrer dans le paysage, de l’obscurité à la lumière, on quitte aussi la couleur qui n’existe ici que par son artificialité.








Joan Ayrton (1969 – Suisse), de nationalité anglaise, est une artiste dont la production – peinture, photographie, plus récemment le film - interroge les enjeux du regard et de la représentation dans une réflexion sur ce qui compose, et met en mouvement les éléments du monde visible, ou moins visible (le paysage, les matières, les textures, les gestes, la pensée…). Depuis quelques années, son attention se porte plus spécifiquement sur des questions minérales ou géologiques, une recherche menant à considérer les instabilités et dérèglements du monde physique et politique contemporain, comme à penser les évocations ou métaphores d’une géologie abstraite (dans l’esprit des rivières mentales et cristallisations conceptuelles de Robert Smithson).




Série islandaise, 2013 – 2020

(Photographies d’atelier ; peintures à l’échelle d’une main)

Peinture glycérophtalique sur plaque de métal, 9 / 12cm (environ 50 pièces)

Travail développé dans cadre d’une recherche ayant bénéficié du soutien du Centre National des Arts Plastiques en 2012

Présenté à la galerie Florence Loewy, Au détour de la mer de nuages, Paris 2013,
à la galerie Davel 14, Ring Road, Cully, Suisse, 2013,
à la FIAC sur le stand de la galerie Florence Loewy, Paris, 2013,
à la Villa Bernasconi, Copié Copié Copié, Genève, 2014

















Copié Copié Copié

Vue d’exposition (collective), commissaire Hélène Mariéthoz, Villa Bernasconi, Genève, Suisse, 2014

(Avec Nelly Haliti, Jonas Hermenjat, Stéphane Kropf, Linus Bill et Adrien Horni)

Triptych I, 2014, huile sur toiles, verre, 2014

Le triptyque est une pièce d’angle. La disposition sur l’une des toiles d’une feuille de verre de son exact format permet, par le reflet du verre, de brouiller la couleur, de faire émerger une troisième peinture (le triptyque), enfin, d’ouvrir un autre espace, une échappée dans dans l’espace d’exposition.

Lines, planche de bois stratifié, 250 / 150 cm, 2014

Ice and Ashe, photographie numérique sur papier baryté, 40 / 60 cm, 2014
(Collection Ville de Lancy, Genève, Suisse)

Photographie prise lors d’une marche de 6 jours dans les montagnes islandaises. Les cendres du Eyjafjallajökull soufflées durant des mois (et des années, c'était deux ans après), déposées sur la glace, révèlent ses mouvements comme de grands dessins (non pas tout à fait au graphite mais à la cendre), à échelle 1:1.

Strata, affiches, 250 exemplaires, 120 / 80 cm, 2014 

Impression numérique de 250 affiches de 120 / 80cm à partir d’un fragment d’une petite peinture de la Série islandaise (9 / 12cm). Le visiteur de l’exposition est invité à se servir, participant ainsi, en faisant s’écouler la pile d’affiche, à l’érosion accélérée d’un bloc de marbre. 





 













Obsidienne, a soft mellow tinge I, 2018
Déesse, a soft mellow tinge II, 2018

Photographies numériques, tirages numériques sur papier acqua, 64 x 42 cm

A Soft Mellow Tinge, exposition dans la Chapelle Notre Dame du Moustoir / juillet – septembre 2018

L’obsidienne dans la main se réfèrent au miroir de Claude Lorrain dans le reflet desquels les peintres paysagistes anglais composaient leurs tableaux au 19ème siècle. La pierre est une Vénus trouvée sur une plage, possible objet de culte païen. L’exposition est pensée comme une ballade silencieuse dans la campagne de Bretagne ou Grande Bretagne.

L'art dans les chapelles / édition 2018 / avec Peter Soriano, Vincent Dulom, Pascal Pinaud, Henri Jacobs, Adam Jeppesen, Joan Ayrton, Charlotte Charbonnel, Cécile Beau, Marie Zawieja, Laura Gozlan, Emilie Satre, Marc Couturier, Silvia Hestnes, David Renaud, Emmanuel Saulnier & Rémy Yadan et Roland Cognet, sur une proposition artistique d’Eric Suchère.

Photos © Aurélien Mole










Diptyque photographique (formats variables, photographies numériques), 2018. La première est une archive familiale, la capture d’un film 16mm réalisé au Groenland (1973) durant une expédition scientifique. La seconde est la capture du film Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette (1974), un geste, trois mains, deux femmes complices, partageant un même regard sur le monde, riant et jouant (avec magie) des mêmes choses, une ode (selon moi) à l’amitié féminine, et féministe. La première image est du domaine privé (intime), la seconde du domaine public. Toutes deux évoquent le partage ou la transmission d’un regard.

Pour Tendre Jeudi, exposition collective chez Confort Mental (Romain Guillet), 2018, Paris, commissariat Thierry Léviez.






Venetian stratigraphy I, tirage numérique sur papier acqua, 150 x 225 cm, 2017
Venetian stratigraphy II, tirage numérique sur papier acqua, 150 x 225 cm, 2017
Venetian stratigraphy III, tirage numérique sur papier acqua, 150 x 225 cm, 2017
Venetian stratigraphy IV, tirage numérique sur papier acqua, 150 x 225 cm, 2017

Une série de quatre photographies prises dans un palais vénitien lors de la visite d’une exposition d’art contemporain en 2017. Mon œil attrape ce qui se trouve sur les murs inoccupés : des stratigraphies réalisées en vue d’une restauration à venir. L’histoire du lieu (mythique) est ainsi révélée, exhumée, couche par couche, dans une archéologie des matières et des surfaces. Les stratigraphies forment des dessins éphémères d’expression involontairement minimalistes, étonnant contraste avec le baroque à l’entour. Je tourne le dos à l’exposition qui occupe les salles d’exposition et photographie ces dessins sur les murs.(…) aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires, à rétrodiffusion. En grand : en petit.











Exposition en duo avec Benjamin L Aman, commissaire Marie Cantos, sur une invitation de Guillaume Constantin, aux Instants Chavirés, Montreuil, 2017.

Venetian stratigraphy II, tirage numérique sur papier acqua, 2017

Venetian stratigraphy III, tirage numérique sur papier acqua, 2017

Colour is an image IV, verres encadrés, 2015

Photos © Aurélien Mole

















Moon I & II 

Peinture glycérophtalique sur plaque de métal, 15 x 20cm, 2011

Chute d’une petite goutte de peinture blanche dans un fond noir. Le plus petit accident possible en peinture.








Joan Ayrton (1969 – Suisse), de nationalité anglaise, est une artiste dont la production – peinture, photographie, plus récemment le film - interroge les enjeux du regard et de la représentation dans une réflexion sur ce qui compose, et met en mouvement les éléments du monde visible, ou moins visible (le paysage, les matières, les textures, les gestes, la pensée…). Depuis quelques années, son attention se porte plus spécifiquement sur des questions minérales ou géologiques, une recherche menant à considérer les instabilités et dérèglements du monde physique et politique contemporain, comme à penser les évocations ou métaphores d’une géologie abstraite (dans l’esprit des rivières mentales et cristallisations conceptuelles de Robert Smithson).






Joan Ayrton (1969 – Suisse), de nationalité anglaise, est une artiste dont la production – peinture, photographie, plus récemment le film - interroge les enjeux du regard et de la représentation dans une réflexion sur ce qui compose, et met en mouvement les éléments du monde visible, ou moins visible (le paysage, les matières, les textures, les gestes, la pensée…). Depuis quelques années, son attention se porte plus spécifiquement sur des questions minérales ou géologiques, une recherche menant à considérer les instabilités et dérèglements du monde physique et politique contemporain, comme à penser les évocations ou métaphores d’une géologie abstraite (dans l’esprit des rivières mentales et cristallisations conceptuelles de Robert Smithson).